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Un peu de technologie…

Written by Martin VAN DAMME 18-12-2009

Parmi les side events qui sont organisés tout au long de la Conférence, dans et en-dehors du Bella Center, nombreux sont ceux qui ont trait aux solutions technologiques.

En effet, celles-ci sont indispensables pour arriver à une société « low carbon ». A l’heure actuelle, le panel de technologies disponibles se compose principalement du solaire photovoltaïque, de l’hydraulique, de l’éolien, de la biomasse et de la géothermie. Les autres technologies sont encore à un stade de développement plus anecdotique. Citons par exemple les centrales marémotrices ou hydroliennes.

Atteindre les objectifs de réduction les plus ambitieux, sans changement significatif des modes de consommation et uniquement à l’aide des technologies actuelles s'avère impossible. Outre les énergies renouvelables, deux grands domaines techniques se retrouvent dans de nombreux scénarios présentés par les différents groupes de pression: le nucléaire et la capture et stockage du carbone.

La première de ces technologies est l’énergie nucléaire. Certains pays misent beaucoup sur l’atome pour limiter leurs émissions. La dangerosité et la production de déchets radioactifs ne sont pratiquement pas mis en exergue par rapport au peu de CO2 produit avec cette technologie (66g par kWh produit, contre 456g pour le gaz). Citons également la recherche sur la fusion nucléaire. Sir David King a présenté avant-hier lors d’un side event le projet ITER, qui vise à reproduire dans un réacteur la fusion nucléaire, c’est à dire les réactions qui se produisent dans le soleil. Cependant la technologie ne sera pas disponible au niveau industriel avant 2050 au plus tôt. Le problème des déchets n'est pas encore résolu non plus, il s'agit d'une autre raison pour laquelle cette technologie ne constitue pas une solution à l'heure actuelle.

La seconde technologie porte le nom de code de CCS, pour Carbon Capture and Storage. Il s’agit ici de récupérer le CO2 émis par les centrales électriques au charbon, gaz ou fuel…  Un filtre adapté sur les centrales classiques en quelque sorte. Certains proposent même de l’utiliser pour récupérer le CO2 émis par la biomasse, ce qui permettrait d’atteindre une émission négative de C02 ; le carbone contenu dans les sources renouvelables telles que le bois n’étant plus envoyé dans l’atmosphère.  Il y a donc beaucoup d’espoirs sur cette technologie.  Le hic, c’est que celle-ci n’a pas encore été validée au niveau industriel, au point que certains estiment qu’elle serait prête trop tard (2025 ou 2035 même). De plus le CCS retarde la mise en œuvre des énergies renouvelables en drainant les crédits de recherche dans une voie temporaire : bref, ce qui est bon pour les industriels de l’électricité est-il bon pour la planète ?

Diverses organisations présentaient également des scénarios de mix énergétique pour la période 2020 à 2050. Ceux-ci englobaient presque systématiquement le CCS et/ou le nucléaire. Une lueur d’espoir avec les scénarios de l’Agence Internationale de l’Energie et ceux d’EREC, qui parlent de 60 à 80% d’énergies renouvelables en 2050 pour la production d’électricité en Europe. Certains évoquent la possibilité de produire 100% de notre électricité à partir d’énergies renouvelables à cette même date. Contrairement à une croyance répandue, la contrainte principale n’est pas d’ordre technique, il est possible d’adapter les réseaux électriques, mais elle est surtout liée à l’inertie du parc existant : certaines unités en construction ou en activité vivront 40 ans ou plus…

Pour ceux qui seraient intéressés par le secteur des énergies renouvelables, citons le site belge Renouvelle (http://www.renouvelle.org/) qui édite chaque mois un webmag gratuit sur le sujet.

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