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Rencontre avec Hans GLAUBITZ, chef de la représentation néerlandaise à l’ONU pour la CSD-18.

Written by Aurore PEIGNOIS 14-05-2010

Comme souvent, c’est dans un coin de la grande cafeteria que nous rencontrons les acteurs majeurs de la Commission sur le développement durable. Aujourd’hui une réunion informelle s’est tenue avec le néerlandais Hans Glaubitz.
 
 
 
Cet « ambassadeur du développement durable », ancien véritable ambassadeur en Estonie est également connu pour ses positions fortes contre l’homophobie. Il a débuté sa carrière en 1978, auprès du ministère néerlandais et a travaillé sur des matières liées à l’environnement. Il a également travaillé pour la Commission européenne auprès de la DG environnement. Une longue carrière qui lui donne un background poussé afin d’abordé en presque tout facilité, la CSD-18. Bien que ce soit, comme pour la plupart d’entre nous, sa première expérience.
 
Après s’être intéressé à chacun d’entre nous, il nous a parlé de sa carrière, de ses expériences et compétences en matières d’environnement, il nous a demandé de présenter le Youth Caucus (l’organe qui organise et représentante les jeunes, ici à la CSD). Il s’est intéressé à la manière dont nous travaillons, dont nous nous organisons et quelles sont nos attentes face aux questions environnementales actuelles et plus spécifiquement par rapport à la CSD.
 
Pour Hans Glaubitz c’est donc aussi sa première CSD, et s’il avoue que parfois les réunions et discussions sont totalement ennuyantes : « on nous annonce de l’interactivité et il n’y a qu’une personne qui fait un discours froid et sans émotion », il pense d’ailleurs que les meilleures interventions et actions proviennent des grands groupes.
 
Le diplomate – tout comme le Chair que nous avons rencontré plus tôt dans la semaine – aimeraient également que cette manière de travailler, de délivrer les discours change. Mais ce n’est pas totalement facile dans ce processus qui est déjà en cours depuis de nombreuses années. D’autant que le temps de chaque intervenant est compté, si vous dépassez les 3 ou 5 minutes accordées, les micros sont parfois coupés. 
 
 
Concernant nos questions à propos de certains thèmes de la CSD, Hans Glaubitz s’est prononcé clairement. Au niveau des mines, il reconnaît qu’il a été moins pris en compte par sa délégation en début de commission. La raison est simple, il n’y a plus de mines aux Pays-Bas depuis 1906, pourtant la délégation néerlandaise a remarqué qu’il s’agissait ici d’un thème chaud. Il y a d’ailleurs eu une sorte de polémique. "Donc on va tous rentrer chez nous, et dès lors même aux Pays-Bas si nous n’en avons plus, nous allons travailler sur ce sujet. Dégager une position claire, parce qu’au final, d’une manière ou d’une autre, nous sommes concernés. Je crois d’ailleurs, qu’il s’agit d’une des plus dangereuses professions. Le sujet n’est pas clos".
 
A propos de la participation des jeunes, le diplomate s’est également exprimé.
 
Il estime que nous avons l’avantage de dire ce que nous voulons, que nous ne sommes pas limités par les gouvernements. « J’ai trouvé votre déclaration sur les mines très bonne, très poussée. C’est une énorme chance de pouvoir s’exprimer ainsi. Vous devez allez le plus loin possible. Je n’ai pas spécialement des suggestions à vous faire, juste, dites ce que vous pensez. Vous avez cette possibilité puisque vous n’êtes liés à personne. Utilisez cette opportunité pour parler à tous les autres jeunes dans vos pays respectifs, pour tenter de les inclure dans votre travail, même si la CSD est déjà finie ».
 
 
 
 

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